Triumph TR3A de 1960 : histoire et guide du roadster
La Triumph TR3A de 1960 est un roadster britannique léger, direct et solide, animé par un quatre-cylindres de 2,0 litres. Son châssis séparé, sa carrosserie basse et son train arrière à essieu rigide définissent une conduite physique, très différente d’une GT moderne.
Elle séduit par son dessin simple : ailes détachées, portes échancrées, pare-brise rabattable et grande calandre. Pour un collectionneur, une TR3A saine et documentée vaut mieux qu’une restauration brillante dont le châssis, la mécanique ou les numéros restent flous.
Une évolution marquante de la Triumph TR3
La TR3A succède à la Triumph TR3 en 1957 et reste produite jusqu’en 1961, avant l’arrivée de la TR4. Elle conserve l’architecture lancée par la TR2 : un châssis à longerons, une propulsion et un moteur Standard robuste, installé très en arrière dans le compartiment avant.
Le changement visuel le plus net concerne la large calandre, qui remplace l’ouverture plus étroite des premières TR3. Cette silhouette explique le succès durable de la TR3 car sur le marché américain, qui a absorbé une grande part de la production.
La voiture Triumph 1960 appartient donc à la série TR3A, et non à la TR3B, plus tardive. Une annonce parlant de « Triomphe TR3 », de TR 3 ou de T R 3 désigne souvent le même modèle, mais l’acheteur doit contrôler l’année, le numéro de châssis et la conformité des équipements.
Fiche technique de la Triumph TR3A 1960
| Élément | Caractéristiques |
|---|---|
| Moteur | 4 cylindres en ligne Standard, culbuté |
| Cylindrée | 1 991 cm³ |
| Puissance | Environ 95 ch SAE selon la version et le marché |
| Alimentation | Deux carburateurs SU |
| Boîte | Manuelle à 4 rapports, overdrive disponible en option |
| Transmission | Propulsion, pont arrière rigide à ressorts à lames |
| Freinage | Disques avant, tambours arrière |
| Poids | Environ 900 kg |
Le moteur de 2 138 cm³ souvent annoncé sur une Triumph auto TR3 correspond à une évolution ultérieure ou à un remplacement mécanique. Une TR3A de 1960 sortie d’usine recevait le 1 991 cm³ ; ce point compte pour l’authenticité, l’assurance collection et la valeur de revente.

Ce que procure ce roadster au volant
L’auto Triumph TR3 répond vite grâce à son faible poids et à son couple disponible à bas régime. La direction demande de l’effort à l’arrêt, la boîte réclame un geste net et la protection contre le vent reste sommaire, même avec la capote en place.
Les freins à disque avant constituent un avantage réel face à de nombreuses sportives de la décennie. Ils ne dispensent pas d’un contrôle complet : flexibles, maître-cylindre, étriers et qualité du liquide conditionnent la sécurité d’une voiture restée longtemps immobilisée.
Contrôles avant d’acheter une TR3A
Une Triumph TR3A à vendre mérite une inspection sur pont. La corrosion peut attaquer les longerons, les ancrages de suspension, les planchers, les bas de caisse et les supports de carrosserie, parfois masqués par une peinture neuve ou un blackson épais.
- Comparer le numéro de châssis, la plaque constructeur et les documents français ou d’importation.
- Examiner l’ajustement des portes, du capot et du couvercle de malle : un mauvais alignement peut révéler un châssis déformé.
- Vérifier la pression d’huile à chaud, les fumées, les fuites et le fonctionnement des deux carburateurs SU.
- Essayer l’overdrive, s’il est présent : son engagement doit être franc et stable.
- Contrôler les rayons, les pneus, les moyeux et le jeu du pont arrière sur les exemplaires à roues à rayons.
Une 1962 Triumph TR3A peut être une voiture immatriculée tardivement ou une confusion avec une TR3B, vendue à partir de 1962. La date de première immatriculation ne suffit pas : le commission number permet d’identifier la série plus sûrement.
Budget, entretien et cote en France
Pour une Triumph TR3A à vendre en bon état d’usage, le marché français se situe souvent entre 30 000 et 45 000 €. Un exemplaire restauré avec dossier photo, matching numbers, hard-top d’origine ou historique de compétition peut dépasser cette fourchette ; une auto à reprendre peut absorber rapidement plusieurs dizaines de milliers d’euros.
La mécanique reste accessible et les pièces d’entretien se trouvent assez bien. Prévoyez une révision annuelle, une surveillance du circuit de refroidissement, le graissage des trains roulants et un réglage périodique des carburateurs ; une TR3 qui roule régulièrement vieillit mieux qu’une auto stockée.
Triumph TR3A 1960 : ce qu’il faut retenir
La TR3A 1960 réunit une mécanique simple, un comportement vivant et une cote encore cohérente face à son charme sportif. Privilégiez une auto structurellement saine, conforme dans ses éléments majeurs et accompagnée de factures : cette méthode protège le budget autant que le plaisir de conduire.
