MG A de 1960 : caractéristiques et conseils d’achat

Une MG A 1960 attire par sa ligne basse, son châssis léger et une conduite directe. Ce millésime correspond surtout à la MGA 1600, plus aboutie que la 1500 d’origine grâce à son moteur plus coupleux et à ses freins avant à disque.

Le roadster domine le marché français, tandis que le coupé fixe reste plus rare. Une belle auto conserve ses proportions fines, ses ajustements de carrosserie et une mécanique simple à entretenir, à condition d’acheter un exemplaire sain.

Quelle MG A trouve-t-on en 1960 ?

La MG A, aussi appelée MGA, est produite de 1955 à 1962. En 1960, la version la plus courante est la 1600 Mk I, reconnaissable à son quatre-cylindres B-Series de 1 588 cm³ et à ses deux carburateurs SU.

Les toutes dernières voitures de l’année peuvent relever de la 1600 Mk II, lancée à l’automne 1960 selon les marchés. Son moteur passe à 1 622 cm³ et sa puissance progresse ; la carte grise, le numéro de châssis et le type moteur permettent de lever tout doute.

CaractéristiqueMGA 1600 Mk IMGA 1600 Mk II
Période1959-1960Fin 1960-1962
Moteur4 cylindres, 1 588 cm³4 cylindres, 1 622 cm³
PuissanceEnviron 80 ch SAEEnviron 90 ch SAE
BoîteManuelle 4 rapportsManuelle 4 rapports
FreinageDisques avant, tambours arrièreDisques avant, tambours arrière
CarrosseriesRoadster, coupéRoadster, coupé

La fiche technique ne résume pas l’expérience au volant. Avec environ 900 kg, une direction sans assistance et une position de conduite basse, la MG 1960 demande une conduite souple. Le moteur aime prendre ses tours, tandis que la boîte réclame un maniement posé.

Roadster ou coupé : deux choix cohérents

Le roadster offre la silhouette la plus recherchée et le marché le plus fluide à la revente. Sa capote doit être examinée, comme son armature, ses pressions et l’état des vitrages latéraux amovibles sur les premières configurations.

Le coupé apporte une meilleure protection contre la pluie, un habitacle plus feutré et une ligne spécifique. Sa restauration coûte parfois davantage, car certains éléments de carrosserie et de garniture se trouvent moins facilement que ceux du roadster.

Une MGA saine justifie une cote supérieure à une voiture brillante dont les bas de caisse, les longerons ou les planchers cachent une corrosion ancienne.

Roadster britannique de 1960 rouge foncé, présenté dans un garage de campagne pour une inspection attentive.

Les contrôles décisifs avant l’achat

La MGA repose sur un châssis séparé en acier. La corrosion attaque donc la structure, souvent sous une peinture récente ou un soubassement trop noir. Une inspection sur pont reste la meilleure dépense avant de signer.

  • Contrôler les longerons, traverses, ancrages de suspension et planchers.
  • Vérifier l’alignement des portes, du capot et du couvercle de coffre.
  • Rechercher les fuites d’huile au moteur, au pont et à la boîte.
  • Tester le démarrage à froid, la stabilité du ralenti et la montée en température.
  • Essayer les freins en ligne droite et surveiller les tirages au freinage.
  • Comparer numéro de châssis, carte grise, plaque constructeur et historique disponible.

Un moteur B-Series tolère bien un entretien régulier, sans accepter l’à-peu-près. Pression d’huile faible à chaud, fumée bleue persistante, claquements de bas-moteur ou synchronisation de carburateurs instable annoncent un budget de remise en état.

Les pièces d’usure restent accessibles auprès de spécialistes britanniques. Les frais montent vite sur la carrosserie, les chromes, les instruments Smiths, la sellerie et les accessoires spécifiques. L’authenticité des roues, des pare-chocs et du tableau de bord soutient aussi la valeur.

Quelle cote pour une MG A 1960 ?

Sur le marché français, une MG A 1960 à restaurer peut s’afficher entre 12 000 et 20 000 € si elle est complète. Une 1600 roulante, saine mais perfectible, se situe souvent entre 25 000 et 35 000 €, selon son historique et la qualité de sa présentation.

Un roadster restauré avec rigueur, documenté et conforme à sa configuration peut dépasser 40 000 €. Les prix demandés méritent toutefois d’être comparés aux factures : une restauration de châssis et de carrosserie dépasse facilement l’écart de prix avec un exemplaire déjà prêt à rouler.

La recherche locale peut faire apparaître une annonce de MG Saint-Malo ou dans l’Ouest, mais la distance ne doit jamais remplacer l’examen technique. Privilégiez un dossier de restauration daté, des photos du châssis nu et un essai suffisamment long.

MG A 1960 : ce qu’il faut retenir

La MG A 1960 constitue une excellente porte d’entrée vers le roadster britannique ancien. La 1600 associe des performances suffisantes à une mécanique connue, et la 1600 Mk II offre un supplément d’agrément pour qui cherche la version la plus évoluée.

Choisissez d’abord un châssis exempt de corrosion grave, des numéros cohérents et des travaux documentés. Une MGA fidèle à sa définition d’origine, entretenue avec méthode, procurera plus de plaisir et protégera mieux votre budget qu’une restauration cosmétique.