MGA 1600 de 1960 : caractéristiques et points de contrôle
La MGA 1600 de 1960 appartient à la première série « 1600 », produite de 1959 à 1961. Ce roadster britannique remplace la MGA 1500 avec un moteur plus souple, des freins avant à disque et une présentation restée très pure. Une auto MGA bien conservée offre une conduite directe, légère et suffisamment vive pour les routes secondaires.
Le millésime 1960 désigne généralement une MGA 1600 Mk I équipée du moteur B-Series de 1 588 cm³. Il ne faut pas la confondre avec la MGA 1600 Mk II, apparue en 1961 avec 1 622 cm³ et une puissance supérieure. Cette distinction influe sur l’authenticité, les pièces à commander et la cote.
Passez en revue les points essentiels avant achat ↓
Fiche technique de la MGA 1600 Mk I
La MG A 1960 repose sur un châssis séparé en acier, coiffé d’une carrosserie basse et légère. Son quatre-cylindres à soupapes en tête dérive de la mécanique BMC déjà éprouvée sur plusieurs modèles du groupe. L’ensemble se montre simple à entretenir, à condition de respecter les réglages d’époque.
| Caractéristique | MGA 1600 de 1960 |
|---|---|
| Moteur | 4 cylindres B-Series, 1 588 cm³ |
| Alimentation | Deux carburateurs SU H4 |
| Puissance | Environ 80 ch SAE selon marché |
| Boîte | Manuelle à 4 rapports, propulsion |
| Freinage | Disques avant, tambours arrière |
| Suspension avant | Indépendante à ressorts hélicoïdaux |
| Vitesse maximale | Environ 160 km/h |
Le moteur 1,6 litre procure un couple plus utilisable que le 1 489 cm³ de la MGA d’origine. La boîte, dépourvue de synchronisation sur le premier rapport, demande un maniement calme à l’arrêt. À vitesse stabilisée, la mécanique doit tourner rond, sans fumée bleue ni cliquetis persistant.
Identifier la bonne version de 1960
Une MGA 1600 standard de 1960 reçoit normalement des roues à disque embouties, avec enjoliveurs, et des freins à disque uniquement à l’avant. Les roues à rayons sont une option ou une adaptation fréquente, souvent appréciée visuellement mais à examiner pour son montage et son entretien. Les jantes à rayons usées génèrent du jeu au niveau des cannelures de moyeu.
La rare version 1600 Deluxe mérite une vérification plus poussée. Elle reprend des éléments issus de la Twin Cam, notamment le freinage à disque aux quatre roues et des roues à rayons centrales. Une conversion peut reproduire cet aspect : seuls le numéro de châssis, la documentation d’époque et la cohérence des composants permettent de soutenir l’appellation Deluxe.

Les contrôles à mener avant d’acheter une MGA à vendre
La corrosion du châssis constitue le risque majeur. La carrosserie peut présenter une peinture flatteuse alors que les longerons, les traverses, les ancrages de suspension ou le plancher ont subi des réparations approximatives. Une inspection sur pont, avec contrôle des épaisseurs et des soudures, vaut bien davantage qu’un simple examen visuel.
- Contrôler les bas de caisse, les passages de roue, le bac à batterie et la baie de pare-brise.
- Examiner l’alignement des portes, du capot et du couvercle de malle : des écarts signalent parfois un châssis déformé.
- Vérifier l’absence de fuite au pont arrière, à la boîte et au joint arrière de vilebrequin.
- Tester le freinage en ligne, sans tirage, ainsi que le frein à main.
- Observer la pression d’huile à chaud et chercher toute surchauffe lors d’un essai prolongé.
- Comparer numéro de châssis, carte grise, plaque constructeur et certificat d’authenticité éventuel.
Le circuit de refroidissement réclame aussi une attention précise. Radiateur entartré, pompe à eau fatiguée et avance à l’allumage mal réglée expliquent une grande part des hausses de température. La conversion en ventilateur électrique peut sécuriser les trajets urbains, mais une installation réversible préserve mieux l’authenticité.
- Inspecter le châssis sur pont
- Contrôler longerons, traverses et ancrages de suspension
- Examiner bas de caisse et passages de roue
- Vérifier le bac à batterie et la baie de pare-brise
- Observer l’alignement des portes, capot et malle
- Rechercher les fuites au pont, à la boîte et au vilebrequin
- Tester le freinage en ligne et le frein à main
- Observer la pression d’huile à chaud
- Surveiller toute surchauffe lors d’un essai prolongé
- Comparer châssis, carte grise et plaque constructeur
- Vérifier cohérence des composants d’une version Deluxe
Restauration, budget et usage
Les pièces mécaniques de MGA 1600 restent accessibles grâce à la diffusion du moteur B-Series. Les éléments de carrosserie, les pare-chocs, la capote, les compteurs Smiths ou certaines garnitures demandent un budget plus élevé lorsqu’ils doivent retrouver leur spécification d’origine. Une restauration de châssis mal engagée dépasse rapidement la valeur d’une auto saine.
Une MGA 1600 cohérente, même avec une patine légère, représente souvent un achat plus sûr qu’un exemplaire fraîchement restauré sans dossier de photos ni factures détaillées.
Pour rouler régulièrement, prévoyez une vidange annuelle, le graissage des points prévus par MG, le réglage des carburateurs SU et une surveillance des durites. L’auto accepte les rallyes de régularité et les balades de plusieurs centaines de kilomètres si le train roulant et le refroidissement sont suivis. L’absence d’assistance impose simplement d’anticiper le freinage et les manœuvres lentes.
MGA 1600 1960 : ce qu’il faut retenir
La MGA 1600 de 1960 séduit par sa ligne, sa mécanique robuste et son accès raisonnable à la voiture ancienne anglaise. Son meilleur argument reste l’équilibre entre agrément, disponibilité des pièces et simplicité de construction. Lors de la recherche d’une MG 1960, privilégiez l’état structurel, la conformité de la version et un historique de restauration documenté.
Une Mk I saine, entretenue et correctement identifiée conserve une cote solide auprès des collectionneurs. Les exemplaires Deluxe authentiques et les autos dotées d’un dossier complet attirent davantage, sans faire oublier l’essentiel : un châssis sain et une mécanique fiable font la qualité d’une MGA avant sa couleur ou ses accessoires.
